Alors, donc, ce soir-là, c'est-à-dire, jeudi dernier, 04/01/07, nous voulions de nouveau aller voir "Ne le dis à personne". Il passait toujours et seulement au Kinépolis de Lomme (métropole lilloise). D'ailleurs, cela me fait penser qu'il faudra que je fasse une note sur le Kinépolis de Lomme.
Mais, quand nous sommes arrivés, la salle pour ce film était pleine. Un échec une fois de plus. Nous avons longuement hésité, mais finalement, nous avons opté pour "
A good year".

Le critère final de décision ? Ridley Scott. Celui qui a commis Alien, Blade Runner, Thelma et Louise ou encore Gladiator ne peut pas être complètement mauvais. Même si sa filmographie est inégale, elle est au moins tout-à-fait honorable.

Mais donc, le film qui nous concerne ce soir fait appel à un casting internationalo - français, puisqu'autour de
Russell Crowe ou Albert Finney, nous trouvons également
Marion Cotillard, Didier Bourdon, voire, dans des petits rôles, Valérie Bruni-Tedeschi ou Gilles-Gaston Dreyfus. Quoi, vous ne connaissez pas Gilles-Gaston Dreyfus ? Mais si, un fidèle de la bande à Edouard Baer !!!
Max Skinner (Russell Crowe) est un requin londonien de la finance. L'un des pires donc l'un des meilleurs. Il apprend qu'il hérite de son oncle, celui chez qui il a passé une partie de ses étés étant jeune, dont il est l'unique héritier, et dont il n'a plus pris de nouvelles depuis 10 ans, pris qu'il est dans le tourbillon de son exécrable métier. Or, l'héritage, c'est un château dans le Lubéron et le vignoble qui va avec.
Il s'y rend dans l'optique de revendre cet héritage le plus vite possible. Il va cependant y faire des rencontres diverses. D'abord le couple qui s'occupe du vignoble, Francis (Didier Bourdon) et Ludivine Duflot. Egalement la fille illégitime de son oncle, une jeune américaine très experte en vin et qui débarque comme une fleur dans cette histoire, et surtout Fanny Chenal (Marion Cotillard), dont il va tomber amoureux.

Quel est le message du film ? C'est en fait l'histoire d'une rédemption. Celle d'un homme qui avait vendu son âme au diable et aux tout-puissants de la finance. Et l'on peut acquérir la rédemption en retournant à ses racines, la part la plus belle de ses racines, en écoutant son coeur, en aimant la terre et les belles choses de la nature.
Mouais...
C'est un film avec de belles images de la France, du Lubéron, bien sûr, de belles images d'Epinal surtout, celles vu par un anlgo-saxon : les belles filles de caractère et leurs robes légères et leurs vélos, les paysans bourrus mais sensibles, les 4L (oui, les 4L, ils ont osé !!! Vous en voyez beaucoup des 4L, en France, et a fortiori dans le Lubéron, ce repère à friqués ?), la petite place du village avec son petit restaurant en terrrasse et sa fontaine, le chat qui miaule la nuit dans les rues, le soleil (eh oui, le soleil, important, ça), le bon vin français, et ça y va à qui mieux mieux dans l'accumulation des clichés.
Pour le reste, Russell Crowe ne m'a pas convaincu dans le registre de la comédie, loin s'en faut, à moins que ce soit la comédie qui ne m'a pas convaincu.
Disons le clairement, ça ne fonctionne pas bien. En tout cas, pas à mes yeux. Tout est trop facile. Et puis, je ne me suis pas pris de sympathie pour ce pauvre homme riche qui découvre la lumière, qui tombe amoureux et dont son amour lui tombe tout cuit (ou presque) dans les bras.
Et puis, finalement, Russell Crowe choisit de rester. Mais où est la vraie rédemption ? Comment choisir entre une vie de financier solitaire surpayé dans la grisaille londonienne, et une vie de patron de vignoble (avec fort potentiel de surcroît) dans un beau domaine avec une belle femme, et une quasi famille ? Ah la la, Russelle, quel choix cornélien ! Quel courage as-tu eu de choisir le Lubéron !!! Trop dur.

Bon, je ne vous le cacherai pas, je ne suis pas fan.
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