21 mai 2007

La reine soleil - Philippe Leclerc - 2007

Jeudi, c'était l'Ascension. Alors, jeudi, pas d'école, pas de travail. Alors jeudi, on emmène sa fille au cinéma, et on emmène aussi la grand-mère de la fille puisqu'il est en week-end chez moi. La Reine Soleil a été choisi comme étant le meilleur de ceux à l'affiche d'après les différentes critiques que j'ai pu lire. Mais c'était plutôt tendance "faute de mieux". Et en plus, ça passait à une des ces usines à films, dans un centre de commercial, qui, lui-même est une usine à loisirs assez déprimante, le centre commercial de Lomme. Mais bon, ce n'est pas ça qui doit nous empêcher de passer un bon moment si le film est bon. Ah oui, autre a priori négatif : c'est un film d'après l'oeuvre de Christian Jacq.
L'histoire : dans l'Egypte antique, Akhesa est la fille du pharaon Akhenaton, un gars sympa, mais un peu barré. Elle est un peu à l'étroi dans son palais, alors, elle décide de s'enfuir retrouver sa mère, la fameuse Néfertiti. Thout, un jeune prince l'accompagne plus ou moins malgré lui. Commence alors un road trip animé dans l'ancienne Egypte le long du Nil et dans le désert.
C'est un film plutôt sympathique. Une histoire vraie, bien que romancée, bien gérée. Le graphisme m'a plu, il est original, quoiqu'un peu trop carré parfois. Mais après tout on est égyptien ou on ne l'est pas. Ca manque un peu de rythme quand même, me semble-t-il. C'est-à-dire qu'il a beau se passer beaucoup de chose, je n'ai pas l'impression qu'on nous y emmène de façon parfaitement enchaînée, bien qu'il me semble que c'était l'objectif. Mais, ne soyons pas bégueule, c'est un bon divertissement, et je n'ai pas à rougir d'y avoir emmené ma fille, qui, elle a plutôt bien aimé. Les histoires de princesse, de toute façon, elle adore...

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13 mai 2007

Panic Room - David Fincher - 2002

Alors, il faut le savoir, moi, je choisis la plupart du temps un film en fonction de son réalisateur, pas de son acteur (sauf si l'acteur est Edouard Baer, qui lui de par son univers, peut me décider à choisir un film où il est simplement acteur).
Donc, j'ai choisi de louer Panic Room parce qu'il était réalisé par David Fincher.
L'histoire, c'est 3 mecs (dont Burnham, Forest Whitaker), qui ressemblent plutôt à des losers qui rentrent dans un appartement New Yorkais chic le croyant vide, mais sachant que la panic room (une pièce extrêmement sécurisée de l'appartement) recèle beaucoup de frics. L'appartement n'est pas vide, en réalité, il y a une femme en instance de divorce (Jodie Foster) et sa fille une adolescente à laquelle je donnerais entre 14 et 16 ans. Tout va se jouer autour de la Panic Room.
Pas de doute, il s'agit d'un thriller. Mais un thriller par l'absurde, un jeu du chat et de la souris, où les chats, mis à part Forest, sont assez bêtes (et Forest, quant à lui, est trop gentil) et les souris, bien qu'effrayées, sont extrêmement débrouillardes, le coup du téléphone étant le summum de la débrouillardise, à tel point que j'ai trouvé ce passage trop gros. Et puis, on joue dans la stratégie : qu'est-on prêt à perdre et pour gagner quoi ? Vaut-il mieux être dans la Panic Room, avoir un flingue, avoir un téléphone, avoir accès aux caméras ? Il y a un bon gros jeu autour de ça, et c'est ça qui fait qu'on reste devant le film.
Bon, c'est aimable, comme film, c'est malin, ça renouvelle le thriller, il y a une esthétique Fincher qui reste, sans être omni présente (en tout cas moins que dans Se7en, Alien 3 ou Fight Club).
Ce n'est sans doute pas inoubliable, mais c'est malin.

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06 mai 2007

Les poupées russes - Cédric Klapisch - 2005

Ma femme a tendance à s'endormir devant la télé, ou devant un DVD. Mais il existe des trucs pour faire en sorte qu'elle tienne un peu mieux. En principe, Romain Duris, acteur fétiche, entre autres réalisateurs de Cédric Klapisch, est un bon moyen.
Mais Cédric Klapisch en est un autre. L'idéal serait que Romain Duris soit l'acteur principal d'un film réalisé par Cédric Klapsich et scénarisé par le tandem Jaoui / Bacri. Bon, là, on s'en sort bien, on a 2 ingrédients sur 3. Et puis, c'est la suite de l'Auberge Espagnole que nous avions bien aimé.

Donc, ce soir-là, notre choix se porta sur les Poupée Russes, soit la vie de nos héros de Barcelone 5 ans après, comme l'indique l'affiche.
Xavier, soit Romain Duris, vit à Paris, soit en tant que nègre, soit en tant qu'auteur de mièvreries eauderosées. Il fréquente un peu Martine (Audrey Tautou), a qui il sert de meilleur confident, et éventuellement papa de remplacement pour son fils. Mais ils ne sont pas amoureux l'un de l'autre.
Il fréquente également Isabelle (Cécile de France), lesbienne affirmée et confirmée. Mais surtout il cherche l'amour, et sa voie dans la vie, n'assumant pas vraiment de ne pas être en mesure de terminer son roman.


Dans ses pérégrinations il retrouvera au gré du hasard et du destin ses anciens comparses de Barcelone. Et surtout, il rencontrera Wendy (Kelly Reilly), anglaise vivant à Londres, et devenue traductrice.

Alors, oui, donc, que dire ? Eh bien, je commence à pouvoir parler de Klapisch assez facilement, je ne pense pas qu'il me manque beaucoup de ses films dans mon expérience cinématographique. Et là, on retrouve son thème favori : trouver sa voie, amoureuse et professionnelle.
Rien de neuf sous le soleil, mais il continue à en parler bien, à toucher droit au but. Et puis Romain Duris apporte sa sauvageté mûre et adolescente en même temps, comment le dire autrement ? Je ne sais pas. Encore un film qui repose beaucoup sur cet acteur.
Et puis, on voyage, aussi. Un tour à Paris, un à Londre, on file à St-Petersbourg, on passe par Moscou. C'est important, aussi.

Et puis, cette théorie, illustrée par cette idée de la rue idéale, selon laquelle finalement, les imperfections font plus de charme que la perfection, mais qu'il faut un peu de temps pour en prendre conscience, est assez plaisante. Vive la théorie du chaos. A méditer pour ceux qui n'ont pas encore déposé leur bulletin dans l'urne aujourd'hui.

Votez Royal...



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11 février 2007

Elephant Man - Davi Lynch - 1980

Ca passait sur Arte, jeudi 08/02/2007. J'avais déjà regardé des bribes de ce film, mais jamais vraiment en entier.

L'histoire ? Dans le Londres industriel et industrieux, gris et impitoyable de la fin du XIXème siècle, le chirurgien Frederick Treves (Anthony Hopkins) découvre un homme complètement défiguré et difforme, devenu une attraction de foire, et traité comme un animal par son "propriétaire". John Merrick (John Hurt), " le monstre ", doit son nom de Elephant Man au terrible accident que subit sa mère. Alors enceinte de quelques mois, elle est renversée par un éléphant. Impressionné par de telles difformités, le Dr. Treves achète Merrick, l'arrachant ainsi à la violence de son propriétaire, et à l'humiliation quotidienne d'être mis en spectacle. Le chirurgien pense alors que " le monstre " est un idiot congénital.

Mais le "monstre" en question est au contraire intelligent, raffiné, cultivé et sensible. Treves va réussir à convaincre le monde médical et hospitalier qu'il doit rester en permanence dans une chambre de l'hôpital (une chambre destinée au personnel, pas aux malades), moins pour une quelconque fragilité que pour le protéger du monde extérieur. Au fur et à mesure, la haute société londonienne va s'enticher de cet homme. Ce phénomène est plutôt bien vécu par John Merrick, moins par Treves, qui ressent cela comme s'il était devenu son nouveau propriétaire, et que dans des conditions certes plus humaines, il en faisait un phénomène de foire pour sa propre gloire, cette fois-ci.

C'est un film tiré d'une histoire vraie ! Je ne le savais pas avant de farfouiller sur le web... D'ailleurs, voici le vrai Elephant Man / John Merrick :
Quel est le message de ce film ? Passons sur l'évidence : acceptons-nous malgré les différences, bien sûr. Je pense qu'il s'agit plutôt de donner une vision sombre de l'humanité, où finalement, cet homme attire la fascination voyeuriste de toutes les classes sociales de la société (en l'occurrence londonienne), des plus pauvres aux plus riches. Quoi qu'il en soit, même si quelqu'un a su découvrir qui était vraiment cet homme, il restera avant tout un phénomène visuel, il fera peur avant d'intéresser par son discours.
Certaines scènes démontrent cruellement cette théorie : la célèbre actrice londonienne, qui vient le voir dans sa chambre, et dont on surprend le regard fasciné / dégouté par cet homme tout en essayant de badiner de choses et d'autres. Bien sûr, les piliers de bar et les putes qui vont également le voir dans sa chambre...

Et puis, l'atmosphère que crée Lynch dans ce film est superbe, ce noir et blanc blafard dans les rues de Londres est une riche idée. D'ailleurs, pour moi, Londres au XIXème siècle, c'est forcément en noir et blanc...

Bref, très bon.

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16 janvier 2007

21 grams (21 grammes) - Alejandro Gonzalez Inarritu - 2003

J'ai vu, il y a peu de temps au cinéma, Babel, du même réalisateur. Les critiques que j'ai l'habitude de croire (Télérama, les Inrocks et autres Masque et la Plume) avaient plutôt globalement ce film. Moi, j'ai beaucoup aimé. Mais c'est un autre film.

Dimanche, j'ai donc regardé 21 grammes en DVD.


Paul Rivers (Sean Penn) est malade du coeur. Il va bientôt mourir, à moins qu'une transplantation cardiaque est lieu. Il lui faut donc un coeur.

Ce coeur va lui arriver. C'est le coeur d'un homme écrasé avec ses 2 petites filles par un conducteur un peu pressé.
Le conducteur un peu pressé, c'est Jack Jordan (Benicio del Toro).


Paul Rivers ne supporte pas l'idée que la mort d'un homme lui ait sauvé la vie. Il va payer un détective privé pour trouver qui était cet homme et sa femme. La veuve en question, c'est Cristina Peck (Naomi Watts).


Paul, bien que marié avec Mary (Charlotte Gainsbourg), va tomber amoureux - du moins le croit-il - de Cristina.
Entretemps, Jack Jordan, qui s'était livré à la police, sort de prison apèrs avoir purgé sa peine. Cristina réussit à convaincre Paul de tuer Jack Jordan.

C'est noir, je vous avertis. Mais il semblerait que l'on peut quand même en sortir ? La fin est en point d'interrogation, à mon sens.
En tout cas, aucun personnage, pendant quasiment tout le film ne semble appeler à s'en sortir. Pas plus Paul Rivers, qu'un nouveau coeur ne rend pas plus heureux (et d'ailleurs, il fait visiblement un rejet de ce coeur), ni Mary Rivers, qui voudrait faire un enfant avec son mari mais dont son mari ne veut pas. Pas plus Cristina Peck, veuve renfermée sur elle-même et qui tient pas la drogue. Pas plus Jack Jordan, encore moins, qui commence le film en repenti grenouille de bénitier (sur son Pick-up, il a écrit FAITH, JESUS SAVES).

Que veut montrer Inarritu, dans ce film ? Je crois qu'il écrit une sorte de fatalité.
Paul Rivers aura toujours un problème de coeur, Mary n'aura jamais d'enfant, Cristina verra toujours mourrir l'homme qu'elle aime, et Jack Jordan sera toujours là au mauvais moment.
Un peu gros, peut-être. Mais tellement bien filmé, à mon goût. Des allers retours entre le passé, le futur, le présent, un patchwork de scènes qui montrent le puzzle prendre forme peu à peu.

Une photographie peut-être un peu trop passée au filtre, mais on a quand même de belles images. Et puis Benicio del Toro est parfait en homme ravagé par la culpabilité, persuadé que Dieu l'a condamné, refuse de le pardonner. Benicio del Toro, c'est une sorte de Jésus sauvage, un Jésus qui échoue.

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08 janvier 2007

A good year (une grande année) - Ridley Scott - 2007

Alors, donc, ce soir-là, c'est-à-dire, jeudi dernier, 04/01/07, nous voulions de nouveau aller voir "Ne le dis à personne". Il passait toujours et seulement au Kinépolis de Lomme (métropole lilloise). D'ailleurs, cela me fait penser qu'il faudra que je fasse une note sur le Kinépolis de Lomme.

Mais, quand nous sommes arrivés, la salle pour ce film était pleine. Un échec une fois de plus. Nous avons longuement hésité, mais finalement, nous avons opté pour "A good year".
Le critère final de décision ? Ridley Scott. Celui qui a commis Alien, Blade Runner, Thelma et Louise ou encore Gladiator ne peut pas être complètement mauvais. Même si sa filmographie est inégale, elle est au moins tout-à-fait honorable.

Mais donc, le film qui nous concerne ce soir fait appel à un casting internationalo - français, puisqu'autour de Russell Crowe ou Albert Finney, nous trouvons également Marion Cotillard, Didier Bourdon, voire, dans des petits rôles, Valérie Bruni-Tedeschi ou Gilles-Gaston Dreyfus. Quoi, vous ne connaissez pas Gilles-Gaston Dreyfus ? Mais si, un fidèle de la bande à Edouard Baer !!!

Max Skinner (Russell Crowe) est un requin londonien de la finance. L'un des pires donc l'un des meilleurs. Il apprend qu'il hérite de son oncle, celui chez qui il a passé une partie de ses étés étant jeune, dont il est l'unique héritier, et dont il n'a plus pris de nouvelles depuis 10 ans, pris qu'il est dans le tourbillon de son exécrable métier. Or, l'héritage, c'est un château dans le Lubéron et le vignoble qui va avec.
Il s'y rend dans l'optique de revendre cet héritage le plus vite possible. Il va cependant y faire des rencontres diverses. D'abord le couple qui s'occupe du vignoble, Francis (Didier Bourdon) et Ludivine Duflot. Egalement la fille illégitime de son oncle, une jeune américaine très experte en vin et qui débarque comme une fleur dans cette histoire, et surtout Fanny Chenal (Marion Cotillard), dont il va tomber amoureux.

Quel est le message du film ? C'est en fait l'histoire d'une rédemption. Celle d'un homme qui avait vendu son âme au diable et aux tout-puissants de la finance. Et l'on peut acquérir la rédemption en retournant à ses racines, la part la plus belle de ses racines, en écoutant son coeur, en aimant la terre et les belles choses de la nature.

Mouais...
C'est un film avec de belles images de la France, du Lubéron, bien sûr, de belles images d'Epinal surtout, celles vu par un anlgo-saxon : les belles filles de caractère et leurs robes légères et leurs vélos, les paysans bourrus mais sensibles, les 4L (oui, les 4L, ils ont osé !!! Vous en voyez beaucoup des 4L, en France, et a fortiori dans le Lubéron, ce repère à friqués ?), la petite place du village avec son petit restaurant en terrrasse et sa fontaine, le chat qui miaule la nuit dans les rues, le soleil (eh oui, le soleil, important, ça), le bon vin français, et ça y va à qui mieux mieux dans l'accumulation des clichés.

Pour le reste, Russell Crowe ne m'a pas convaincu dans le registre de la comédie, loin s'en faut, à moins que ce soit la comédie qui ne m'a pas convaincu.
Disons le clairement, ça ne fonctionne pas bien. En tout cas, pas à mes yeux. Tout est trop facile. Et puis, je ne me suis pas pris de sympathie pour ce pauvre homme riche qui découvre la lumière, qui tombe amoureux et dont son amour lui tombe tout cuit (ou presque) dans les bras.

Et puis, finalement, Russell Crowe choisit de rester. Mais où est la vraie rédemption ? Comment choisir entre une vie de financier solitaire surpayé dans la grisaille londonienne, et une vie de patron de vignoble (avec fort potentiel de surcroît) dans un beau domaine avec une belle femme, et une quasi famille ? Ah la la, Russelle, quel choix cornélien ! Quel courage as-tu eu de choisir le Lubéron !!! Trop dur.

Bon, je ne vous le cacherai pas, je ne suis pas fan.

Autres critiques :

BJ & Mat Cinéshow

Les critiques clunysiennes

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07 janvier 2007

Le Grand Appartement - Pascal Thomas - 2006

N'ayant pas les filles cette semaine, elles sont chez leur grands-parents, nous en profitons pour sortir un peu plus, bien sûr.

Alors, mercredi soir, nous sommes allés voir "Le Grand Appartement", le film de Pascal Thomas.

En fait, ma femme voulait aller voir "Ne le dis à personne" de Guillaume Canet, d'après le bouquin d'Harlan Coben, mais elle est rentrée trop tard du taf pour la première séance.Comme mon choix se portait plutôt sur le Grand Appartement, nous nous sommes redéployés vers ce film. En plus, le film passait au Dupleix de Roubaix, donc à 15 mn de chez nous à pied. Le concept de pouvoir aller au cinoche à pied, j'adore...

Bon, alors donc, l'histoire : il s'agit d'un grand appartement parisien, détenu par une riche propriétaire, qui le loue à la grand-mère de Francesca (Laetitia Casta). Le loyer est sur le coup de la loi de 1948, donc très bas, ce qui a le don d'énerver la proprio, qui porte régulièrement l'affaire au tribunal.
Par ailleurs, en réalité, la grand-mère n'habite plus cet appartement, mais il est habité par Francesca et son mari Martin (Matthieu Amalric). Ceux-ci hébergent par ailleurs, grâce aux nombreuses chambres, leur fille, bien sûr, la copine de leur fille (car les parents sont en instance de divorce), l'autre grand-mère de Francesca, un réalisateur de cinéma dans la dèche (Pierre Arditi), la soeur de Francesca, dont elle a la tutelle (leurs parents sont décédés), ses copines (3 ou 4 suivant les moments) et la soeur de Martin, une nenette complètement dépressive.

En gros, le film tourne autour de Francesca qui se bat pour conserver le loyer, assez peu aidée par les autres (un peu par le réalisateur), et Martin qui a une affaire avec une jeune française nymphomane qu'il rencontre à Florence.


L'autre point culminant du film, c'est le film que veut tourné le personnage joué par Pierre Arditi dans l'appartement.

Ce film est tout simplement réjouissant. Le concept de communauté que Francesca veut absolument conserver et dont elle se sent responsable en même temps que trop seule responsable est très plaisant. Une sorte d'utopie très fraîche dans ce monde de brutes. Il faut quelqu'un qui tienne les rênes de la responsabilité pour permettre à tous les autres de s'épanouir.
Formellement, le film est un peu déroutant, puisque les personnages s'adressent à nous régulièrement en regardant la caméra et en faisant des appartés, des digressions, en confiant ce qu'ils pensent.



Le tournage du film dans le film est du pur délire : la musique est jouée en direct par des musiciens non payés (un piano, un violon, un accordéon), les acteurs sont des amateurs, pas forcément bon, d'ailleurs, la soeur de Martin fait la chanteuse, il y a même des danseuses de french cancan...

La citation du film que je préfère : "les hommes sont des animaux de compagnie, il ne faut pas leur en vouloir" (la grand-mère de Francesca quand cette-dernière lui raconte les frasques amoureuses de son mari). Outre que j'ai trouvé ceci très drôle, j'ai trouvé très juste et très applicable à moi-même.

Autre scène assez juste, quand Francesca propose à la maîtresse de son mari de la rencontrer et qu'elles finissent par s'apprécier et par se foutre de la gueule de Martin en sa présence (son inutilité, sa lâcheté...). Très jouissif.

Les acteurs, sont fantastiques, particulièrement Amalric et Ariditi, celui-ci se livrant en toute liberté à un parfait cabotinage d'acteur, mais je crois que cette fois-ci, c'était ce qu'on lui demandait. Je suis moins convaincu par Laetitia Casta, dont le jeu ne me semblait pas naturel. Cela étant, elle a toujours une aussi belle poitrine.

D'autres points de vue de ce film :

Le blog culturel

Niklas dans Paris

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06 février 2006

Jackie Brown - Quentin Tarantino - 1997






Quentin Tarantino, voilà un réalisateur qu'il est intéressant !
Bon, j'ai vu tous ses films au cinéma, sans exception. Je n'en fais pas une affaire de principe, mais à chaque fois qu'un de ses films sort, il me branche, et comme mes fournisseurs de critiques habituels continuent à chaudement me le conseiller, je continue à y aller sans même chercher à connaître le fond de l'histoire.
Car après tout, l'histoire, est-ce vraiment ce que l'on recherche dans les films de Tarantino ? En fait, oui, aussi, on cherche ça, l'histoire.
Et là, c'est quoi l'histoire ?


Jackie Brown (Pam Grier), histoire de gagner un peu de tunes, en plus de son métier d'hôtesse de l'air, fait intermédiaire via son métier pour un trafic de drogues et d'armes,
Ordell Robbie, (Samuel L. Jackson, qui n'a pas changé de marque de casquette depuis Pulp Fiction).

Mais les flics (dont Michael Keaton) veulent coincer Ordell Robbie et pour cela, vont serrer Jackie pour la faire collaborer. Ce qu'elle va accepter, mais en montant un bateau aux flics, à Robbie et sa bande, grâce à l'aide d'un prêteur de caution.

Ce film est débordant de vie et d'idée.

  • toujours cette BO soul dépoussiérée (mais pas remixée par Tarantino)
  • toujours ces références aux films de série B des 70's
  • toujours ces acteurs à gueule et à look (L Jackson, De Niro, notamment, très réussis, ce couple de truands médiocres)
  • toujours ces dialogues interminables sur des sujets improbables
  • toujours ces répliques tarantinesques

Bref, je ne me suis pas emmerdé, et pourtant c'est un film assez long.

Ajoutons à cela le revival de Pam Grier, grosse (re)trouvaille de QT, encore, et puis cette façon de paumer cette banlieue paumée de L.A.

Je ne peux pas jeter grand chose, dans ce film... Si, peut-être...euh...en fait, non.

Quelques citations du film, qui résument un peu cet univers :

1/ Mel (Bridget Fonda) et Louis (DeNiro) regardent une photo :

Mel : That's Japan

Louis : Uh, looks like... I can... It shows...

Mel : Wanna fuck?

Louis : Yeah.

2/ Ordell Robbie : My ass may be dumb, but I ain't no dumbass

3/ Robbie & Beaumont

Ordell Robbie : Look, I hate to be the kinda nigga does a nigga a favor, then, BAM!, hits a nigga up for a favor in return. But I'm afraid I gotta be that kinda nigga.

Beaumont : What?

Ordell Robbie : I need a favor.

Et il y en a des caisses comme celles-ci...

Autres critiques : L'oeil sur l'écran, Nadjalover, On refait le film, Petit blog à la con

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27 décembre 2005

Le temps qui reste - François Ozon - 2005


Le cinéma, c'est encore mieux quand on y va souvent.

De François Ozon, j'ai déjà vu Swimming-Pool et 5 femmes. Deux genres différents, pas encore déçu. Alors, pourquoi ne pas aller voir ce que donne "Le temps qui reste" ?

Là, c'est l'histoire de Romain, un photographe de mode qui découvre qu'une grave tumeur lui ronge les intestins et que le temps qui lui reste est de 1 à 3 mois. Il décide de ne pas suivre de cure intense, le médecin lui indiquant que même avec un traitement de cheval, à moins d'un miracle, n'aurait que peu d'effets positifs.
Romain est une personne pas foncièrement mauvaise, mais n'ayant pas appris à communiquer, et renfermée sur elle-même, et probablement égocentrique.
Il va passer ce sursis d'une façon particulière, et en quelque sorte, va s'ouvrir à la vie, en "donnant" à sa manière.

En fait, l'une des questions "superficielles" qui se pose au début du film, en tout cas, à moi, c'est : va-t-il en parler à ses parents ? Je ne vous donnerais pas la réponse, ça casserait une partie de l'effet du film, crois-je.
Ce que je pourrais dire en revanche, c'est qu'on apprend peu à peu à aimer Romain, personnage pourtant plutôt solitaire et peu intéressé par les relations humaines approfondies. Et pourtant, de ce point de vue, le personnage ne va pas évoluer. Ce qui est important, c'est la façon dont il s'ouvre aux autres, sa façon à lui de s'ouvrir, devrait-on dire.
La maladie en elle-même est un prétexte, de même que son homosexualité (oui il est homo, je ne vous l'avais pas dit ?), le cancer étant finalement assez discret tout au long du film dans ces manifestations les plus violentes. Même si on le voit maigrir et s'affaiblir, je crois qu'Ozon veut en quelque sorte nous montrer le parcours initiatique de Romain.

Le film est bien. Ozon, continue à garder une part de provocation, puisque je ne crois pas avoir déjà vu une scène de sexe homosexuelle aussi explicite (attention, il ne s'agit pas de X, cependant). J'aime bien cette histoire, même si je ne comprends pas vraiment les choix de Romain, dois-je dire. Je trouve qu'Ozon filme de façon à la fois crue, et esthétique. Il s'agit d'un peu plus que d'un simple film d'auteur, comme d'hab avec Ozon.

Autres critiques :

Matooblog
Blog culturel
Eighty4
Blog à Kali

Voilà, à vous...

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23 décembre 2005

La vérité nue - Where the truth lies - Atom Egoyan - 2005


Cette semaine, les filles sont en vacances chez leurs grand-parents. Du coup, cinoche, en l'occurence, La Vérité Nue.

Lanny (Kevin Bacon) et Vince (Colin Firth) sont 2 showmen américains célèbres en 1957. Ils sont même sans doute au faîte de leur gloire. Mais alors même qu'ils sont adulés dans toute l'Amérique, ils se séparent. La raison est inconnue, même si on découvre vite qu'un événement semble être à la source de tout cela.
Alison Lohman, journaliste, cherche à comprendre le pourquoi de cette séparation. Sa fonction de journaliste justifie son enquête, mais on comprend vite que ses motivations ne sont pas que professionnelles, et l'enquête va l'emmener plus loin que ce qu'elle pensait.


Ce film est un puzzle, la vérité nous apparaît toujours morcelée, même quand on croit qu'elle est complète. Les images nous mentent, et le montage d'Atom Egoyan, qui ne respecte pas la chronologie, ajoute à la confusion.
Une fois qu'on s'est habitué aux changements d'époque, et à qui fait quoi quand et vaguement pourquoi, on rentre compètement dedans. L'histoire est très bien, cette histoire d'amitié qui part en couilles, sans que l'amitié ne soit vraiment disparue, cette femme qui a des liens secrets avec le duo, ces personnages secondaires, moins secondaires qu'il n'y paraît.
Le coup de théâtre vaut également, même s'il apparaît de façon moins surprenante que dans "Usual Suspects" ou "6th Sense", par exemple, mais le déroulement du film, très maîtrisé, bien filmé, avec des acteurs que pour ma part je trouve sobres, et une belle actrice rousse sexy mais pas fatale.

En gros, c'est du bon film, tendance polar. En ressortant, on n'a pas appris grand chose, on ne ressort pas forcément plus intelligent, mais bluffé par la classe du réalisateur, et finalement, prêt à se faire manipuler de nouveau par Egoyan.

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12 décembre 2005

The Nightmare before Christmas - L'étrange Noël de Monsieur Jack - Tim Burton - 1994



Jack est l'épouvantail d'Halloween city, la ville habitée par tous les monstres fêtant Halloween. Mais suite au dernier Halloween, Jack est triste, mélancolique.
Par hasard, il découvre la ville de Noël, visiblement très gaie en prévision de l'arrivée du Père Noël. Il a envie de remplacer le Père Noël. Pour ce faire il va l'enlever et va mobiliser tout Halloween pour l'aider à préparer Noël.

Dès le début de ce film d'animation, on retrouve la patte de Burton, son univers, sombre, gothique, poétique, mélancolique. On retrouve également la gaieté de ses personnages, des gens un peu seuls car un peu différents, mais qui trouvent l'énergie pour vivre leurs rêves, soit par inconscience, soit par volonté (Sally).
On retrouve les personnages haut en couleurs de Burton, dont mes préférés sont quand même Oogie Boogie et ses fameux rabatteurs Am, Stram et Gram.
Je me laisse porter par la poésie du magicien Burton, comme à chacun de ses films "non commandés".
Je pense que c'est un film qui, en plus, marche pour les enfant, comme pour les parents.


Le site officiel en français (pas mal) :
http://www.etrange-noel.net

Les critiques :
http://emmanuel.denis.free.fr/films/monsieurjack.htm

Pour l'acheter pas cher :
http://www.alapage.com/mx/?donnee_appel=KELKO&tp=FO&type=4&VID_NUMERO=382651&support=DVD&fulltext=&nopp=1&pdm_action=pdm_voir_fiche

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