06 mai 2007

Les poupées russes - Cédric Klapisch - 2005

Ma femme a tendance à s'endormir devant la télé, ou devant un DVD. Mais il existe des trucs pour faire en sorte qu'elle tienne un peu mieux. En principe, Romain Duris, acteur fétiche, entre autres réalisateurs de Cédric Klapisch, est un bon moyen.
Mais Cédric Klapisch en est un autre. L'idéal serait que Romain Duris soit l'acteur principal d'un film réalisé par Cédric Klapsich et scénarisé par le tandem Jaoui / Bacri. Bon, là, on s'en sort bien, on a 2 ingrédients sur 3. Et puis, c'est la suite de l'Auberge Espagnole que nous avions bien aimé.

Donc, ce soir-là, notre choix se porta sur les Poupée Russes, soit la vie de nos héros de Barcelone 5 ans après, comme l'indique l'affiche.
Xavier, soit Romain Duris, vit à Paris, soit en tant que nègre, soit en tant qu'auteur de mièvreries eauderosées. Il fréquente un peu Martine (Audrey Tautou), a qui il sert de meilleur confident, et éventuellement papa de remplacement pour son fils. Mais ils ne sont pas amoureux l'un de l'autre.
Il fréquente également Isabelle (Cécile de France), lesbienne affirmée et confirmée. Mais surtout il cherche l'amour, et sa voie dans la vie, n'assumant pas vraiment de ne pas être en mesure de terminer son roman.


Dans ses pérégrinations il retrouvera au gré du hasard et du destin ses anciens comparses de Barcelone. Et surtout, il rencontrera Wendy (Kelly Reilly), anglaise vivant à Londres, et devenue traductrice.

Alors, oui, donc, que dire ? Eh bien, je commence à pouvoir parler de Klapisch assez facilement, je ne pense pas qu'il me manque beaucoup de ses films dans mon expérience cinématographique. Et là, on retrouve son thème favori : trouver sa voie, amoureuse et professionnelle.
Rien de neuf sous le soleil, mais il continue à en parler bien, à toucher droit au but. Et puis Romain Duris apporte sa sauvageté mûre et adolescente en même temps, comment le dire autrement ? Je ne sais pas. Encore un film qui repose beaucoup sur cet acteur.
Et puis, on voyage, aussi. Un tour à Paris, un à Londre, on file à St-Petersbourg, on passe par Moscou. C'est important, aussi.

Et puis, cette théorie, illustrée par cette idée de la rue idéale, selon laquelle finalement, les imperfections font plus de charme que la perfection, mais qu'il faut un peu de temps pour en prendre conscience, est assez plaisante. Vive la théorie du chaos. A méditer pour ceux qui n'ont pas encore déposé leur bulletin dans l'urne aujourd'hui.

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