Bruges - février 2007

Bruges, j'y suis allé plusieurs fois, et j'y ai beaucoup de souvenirs. J'y suis retourné en février, avec ma femme et mes filles, ma mère et ma soeur. Mon père est mort d'un bon cancer fin 2006, mais, lors d'une ancienne vie, mes parents avaient passé quelques séjours à Bruges, du temps où je n'existais pas encore, et y étaient retournés relativement récemment, profitant de mon installation dans le nord de la France.
Pourquoi c'est bien Bruges ? Pourquoi est-ce une ville à part ? C'est une ville qui est petite, finalement, mais qui a conservé toute son fierté flamande, colorée, riche et impressionnante, tout son patrimoine architecturale, des plus riches et belles maisons, aux maisons les plus pauvres.
Et puis, ses canaux, son béguinage, ses restaurants, ses bars, ses espaces verts, toutes ses rues (toutes ses rues méritent qu'on y passe). Et ses chocolats, également. Et ses moulins... eh oui, ses moulins...
Quand on y est allé avec toutes mes femmes (5, oui : ma femme, mes filles, ma soeur, ma mère... et encore, je ne vous dis pas tout...), ma mère nous disait tous les endroits où elle s'était arrêtée avec mon père. De quelqu'un d'autre, ça m'agacerait peut-être, parce que je ne suis pas toujours très emphatique, mais de ma mère, c'est plus émouvant. Et plus encore qu'il s'agit de mon père.
On a passé beaucoup de temps également, aux abords du béguinage. C'est calme, le béguinage, et c'est oiselé, aussi (oui, c'est plein d'oiseaux), et puis, c'est empli de sérénité, des piles de sérénités accumulées siècles après siècles, même si ce n'était pas forcément un endroit où l'on rigolait tous les jours...
Et puis, ma frangine a acheté du chocolat, et on est reparti. Et ma soeur et ma mère sont reparties dans notre Bretagne natale...Autres points de vue :

























